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Atlantic Express

Au 5ème jour de ce « Retour à la base », c’est une meute d’IMOCAs qui déferle ventre à terre sur le Sud de l’archipel des Açores. La bordure Sud d’une dépression Atlantique virulente pousse machines et marins aux limites de leurs capacités physiques et mentales. Ca hurle, ça tape, ça enfourne, ça vole. Les foilers avalent l’océan au prix de numéros d’équilibriste à la limite du raisonnable.

Sam Goodchild et son FOR THE PLANET ne donnent certes pas leur part au chien. Le navigateur Britannique, pour sa toute première transatlantique en solitaire sur un foiler de 60 pieds, ouvre la marche d’un peloton compact de voiliers au maximum de leurs capacités à performer dans la brise. En son Nord et près de 130 milles sous son vent, seul Paprec Arkea de Yoann Richomme a choisi la partie la plus ventée de la dépression pour gagner dans l’Est. Sam, à l’instar de ses poursuivants, a opté pour une voie plus sage, sur une mer moins cassante, bien que terriblement sollicitante pour son plan Verdier de 2019. Le Britannique tient en effet la dragée haute à nombre de voiliers plus récents. Avant que son camarade d’écurie Thomas Ruyant (FOR PEOPLE) ne batte le record des 24 heures, il tutoyait lui aussi le chrono d’Alex Thompson, sans jamais se départir d’un étonnant sang froid à peine oblitéré par un peu de fatigue. Il doit pourtant appliquer concentration et vigilance dans tous les compartiments du jeu, préservation de sa machine, surveillance aux adversaires, et analyse stratégique des choix de route à venir pour parer l’archipel des Açores, demain soir sans doute, en flirtant avec les zones de haute pression en phase d’alanguissement sous les îles Portugaises .

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