COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Fatigués, un peu. Lassés, jamais !

Repartir en course, à l’entame de l’hiver, en solitaire, pour une traversée d’Ouest en Est de l’Atlantique Nord, peut sembler au commun des terriens quelque peu « herculéen ». Ce l’est, en vérité, mais pas au point de lasser les postulants au prochain Vendée Globe. Ils seront 31 jeudi prochain, à peine remis des émotions de leur Transat Jacques Vabre, à remettre le couvert pour une nouvelle traversée, dans le sens des dépressions d’Atlantique Nord cette fois, annoncée rapide, directe et agrémentée de promesses de records.

Thomas Ruyant (FOR PEOPLE) et Sam Goodchild (FOR THE PLANET) s’élanceront tous deux dans des dispositions d’esprit un peu différentes ; le vainqueur de la Transat Jacques Vabre en compagnie de Morgan Lagravière, a déjà navigué dans ce sens en solitaire, mais va découvrir son fabuleux plan Koch Finot-Conq, seul aux manettes.

Expérience similaire et amplifiée pour Sam qui va tout simplement découvrir le solo en IMOCA ! De quoi nourrir pour les deux hommes excitation et envie, nimbées d’un léger voile d’appréhension. Tous deux auront à l’esprit le Vendée Globe qui prend, avec cet exercice en solitaire, une saveur plus concrète. La qualification à l’épreuve reine de la classe IMOCA passe par ce départ de Fort de France. En ralliant sans encombre Lorient, ils gagneront le droit d’aborder débarrassés de cette pression les deux courses transatlantiques au programme de l’année 2024, la Transat CIC, et la New-York Vendée.

Des promesses de grande vitesse…

Famille pour l’un, surf pour l’autre, Sam et Thomas, les deux skippers ont intensément mis à profit les quelques jours séparant leurs arrivées respectives à Fort de France du départ de la course retour baptisée fort à propos « Retour à la base ». Priorité à la récupération, au sommeil, à la détente, tandis que les équipes de TR Racing s’épanchaient sur les menus bobos décelés sur FOR PEOPLE et FOR THE PLANET au terme des plus de 5 500 milles d’une Transat Jacques Vabre menée tambours battants par les deux duos du collectif We Sail For People and Planet. « Cela nous laisse peu de temps pour se projeter sur une nouvelle épreuve transatlantique » s’amuse Thomas. « Mais l’envie est là ! » renchérit Sam, échauffé à l’idée de découvrir son plan Verdier en solitaire. « Cette course, si elle arrive très vite, est idéale pour se mouler dans la peau d’un solitaire du Vendée Globe » reconnait Thomas. Le vainqueur des trois dernières grandes courses transatlantiques entrevoit avec une certaine jubilation ce sprint entre Antilles et Bretagne, « sur la route des dépressions, à cavaler à l’avant des fronts, comme l’autorisent nos bateaux, avec à la clé, des promesses de vitesse et de belles performances. » Au point de rêver à ce record de la plus grande distance parcourue en 24 heures détenu en IMOCA et en solo depuis 2018 par le Britannique Alex Thomson (539,71 milles à 22,49 noeuds de moyenne). « Un chrono à la portée de nos bateaux » souligne sans fanfaronnade le dunkerquois. « Cette course devrait nous offrir la possibilité de jouer à ce niveau de performances. »Détenteur avec l’équipage d’Holcim depuis l’été dernier du record des 24 heures en équipage (640,48 milles à 26,68 noeuds de moyenne), Sam Goodchild se recentre sur lui-même, curieux de se découvrir en solo à bord d’un bateau qui aura, cette année, signé 4 podiums pour autant de courses disputées. « Je ne me mets aucune pression » affirme-t’il avec une prudence de très bon aloi. « Antoine Koch (son co skipper sur la Jacques Vabre), m’a donné beaucoup de clés pour fonctionner en solitaire. A moi de les mettre en application. Je rentrerai progressivement dans ma logique de compétition… »

Seuls maitres à bord !

3 500 milles sont au programme des solitaires à compter de jeudi 17 heures Françaises. Une course d’Ouest en Est pleine de promesses d’allures portantes, après le reaching obligé du départ pour s’extraire des régimes d’alizés Antillais. Objectif ; accrocher rapidement un front en partance des rivages Nord-Américains, et se laisser porter vers la vieille Europe sur un océan pas encore cabossé par la dépression. Changement de régime dans la conduite du bateau. Les marins vont se retrouver seuls maitres à bord. La gestion du sommeil, de la veille et de la conduite du bateau va radicalement changer de l’exercice du double. Moins de barre pour Thomas, moins de performances instantanées mais de la maîtrise sportive, technique et humaine dans la durée, et un choix de route à assumer seul, sans concertation. L’antichambre du Vendée Globe somme toute !

Thomas Ruyant – FOR PEOPLE :

« Ce « retour à la base » arrive vite. Je suis reposé, grâce à de grosses nuits et à de l’activité physique. Cette épreuve n’est pas un convoyage organisé, mais une vraie course qui nous plonge dans la réalité du Vendée Globe. Ce sera ma première course en solo sur FOR PEOPLE et je suis dans l’inconnue quant au rythme que je serai capable de tenir. Morgan (Lagravière) m’a bien aidé pour trouver des leviers différents et propres au solo durant la Jacques Vabre. Je pars sans pression car il me suffit de prendre le départ pour me qualifier pour le Vendée. Je m’attends à beaucoup d’allures portantes. Ce sera intéressant. L’idéal serait de traverser avec un même front. C’est possible. Ce sera rapide. Il faut juste mettre le curseur au bon endroit en solitaire. Cela m’excite, car j’aime me retrouver seul face à mes choix stratégiques et de route. Je suis joueur, c’est un peu ma marque de fabrique… »

Sam Goodchild – FOR THE PLANET :

« Cette transat est un peu le « vice caché » de cette année 2023. On a beaucoup couru, en équipage, en double, et l’intensité de la Transat Jacques Vabre nous a un peu masqué que cette course en solitaire arrivait très vite derrière.  Mais nous avons emmagasiné beaucoup de confiance avec nos bons résultats. Je crois beaucoup en FOR THE PLANET et cette transat arrive à point nommé dans ma préparation au Vendée Globe après une année très riche. C’est le moment de m’approprier définitivement le bateau. Je pars dans l’inconnue, non pas techniquement, mais vis à vis de moi-même. Ce sera une transat de la découverte et j’ai hâte de me confronter à moi-même. »

Le point sur les qualifications au Vendée Globe ;

Avec 44 postulants pour 40 places au départ des Sables d’Olonne, le Vendée Globe a mis en place un  système de qualification basé sur l’expérience des skippers à bord de leur voilier, en course et en solitaire.

Thomas Gavériaux, Directeur de TR Racing, résume la situation des deux skippers du team, Thomas Ruyant et Sam Goodchild :

« Thomas Ruyant doit qualifier le binôme constitué par son bateau FOR PEOPLE et lui-même en prenant le départ de « Le Retour à la base », et être sélectionné d’office parmi les bateaux neufs. 13 places leur sont réservées.Il sera ainsi sélectionné et qualifié. Sam Goodchild doit lui aussi qualifier son binôme avec FOR THE PLANET lors de cette « Retour à la base » Fort de France – Lorient, pour être sélectionné parmi les 26 places restantes. Et pour être qualifié définitivement, il est en concurrence dans la course au plus grand nombre de milles parcourus. Ce retour à la maison sera passionnant et je suis ravi que Lorient Agglomération accélère cette compétition. »

Les courses qualificatives restantes pour accumuler les milles sont les suivantes :

En milles et en solo :

Le retour à la base Fort de France - Lorient

La Transat CIC Lorient New-York ,29 avril 2024

New York-Vendée, 29 mai 2024

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