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Remontée nocturne pour FOR THE PLANET

Matin tempétueux sur la flotte des Imocas de la Transat Jacques Vabre. Le passage virulent d’un front à la pointe de Bretagne s’avère conforme aux prévisions, vent de Sud Ouest fort, accompagné d’un train de houle creusé, près de 4 mètres en rythme rapide.

Sam Goodchild et Antoine Koch y ont trouvé matière à poursuivre gaillardement leur « remontada".

Oops !

On se souvient en effet de leur petit arrêt hier après-midi au large de Cherbourg, motivé par l’impérative nécessité d‘affaler leur grand voile, et de procéder à la réparation du nerf de chute de cette même grand voile, rompu peu après le départ. Il s’agit d’un petit bout inséré dans une gaine en bordure de la voile, et qui, une fois bien tendu, empêche son faseyement, et donc son usure, particulièrement dans le vent fort anticipé au passage du front ce matin. Une opération nécessaire qui a couté à FOR THE PLANET une bonne heure de travail, et un nombre de milles et de places conséquents au compteur.

Sam et Antoine, auteurs d’un magnifique départ sous le vent de la flotte et performant lors de la traversée de la Baie de seine, quittaient en 15ème position les parages Cherbourgeois. Ils se sont immédiatement réinstallés dans leur plan de course, et ont patiemment entamé une remontée au classement qui les voit ce matin pointer en 10ème position. Ils recollent au groupe leader et vont eux aussi pouvoir profiter ce matin de la bascule des vents au Nord Ouest derrière le front. Un changement d’amure interviendra alors et FOR THE PLANET orientera son étrave au Sud Ouest, selon un angle plus ou moins affirmé, en fonction de la volonté des deux marins de plonger vers les côtes de la péninsule Ibérique, ou de demeurer dans les forts vents d’Ouest sur une route plus Nord.

Une première scission de la flotte est ainsi envisagée l’issue des premières 24 heures de course particulièrement toniques, engagées, au plus près du vent et sur une mer de plus en plus formée. Le régime humide, à base de saute moutons et de privation de sommeil va se poursuivre toute la journée, quant la vigilance et la clairvoyance des deux marins seront sollicitées au maximum au moment des premiers choix de route décisifs de cette transat.

🇬🇧 FOR THE PLANET in hot pursuit

Stormy morning for the IMOCA fleet  in the Transat Jacques Vabre. The passage of a strong front at the tip of Brittany proved to be in line with forecasts, with a powerful SW'ly wind accompanied by a deep swell of almost 4 meters at a fast pace. Sam Goodchild and Antoine Koch found plenty to keep their "remontada" going. One remembers their short stop yesterday afternoon off Cherbourg, motivated by the imperative need to lower their mainsail, and repair the mainsail's leech nerve, broken shortly after the start. This is a small rope inserted into a sheath at the edge of the sail, and which, once properly tensioned, prevents it from flapping, and therefore from wearing out, particularly in the strong wind anticipated  this morning. A necessary operation which cost FOR THE PLANET a good hour's work, and a considerable number of miles and places on the ranking board. Sam and Antoine, who got off to a splendid start downwind of the fleet and performed well during the crossing of the Baie de Seine, left Cherbourg in 15th position. They immediately settled back into their race plan, and patiently began a climb up the rankings, reaching 10th position this morning, some 30 miles behind the leader Charal. They're catching up with the leading group, and  they too will be able to take advantage of the north-westerly wind shift behind the front. A change of tack will then take place, and FOR THE PLANET will turn its bow to the southwest, at a more or less pronounced angle, depending on whether the two sailors want to dive towards the Iberian Peninsula coast, or stay in the strong westerlies on a more northerly course. An initial split in the fleet is thus to be seen at the end of the first 24 hours of particularly energetic racing, close to the wind and on increasingly heavy seas. The wet, sleep-deprived regime will continue throughout the day, when the vigilance and foresight of the two sailors will be stretched to the limit as they make the first decisive route choices of this transatlantic race.

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