COMMUNIQUÉS DE PRESSE

🇫🇷 Koch contre Koch


Après Sam (Goodchild) contre Sam (Davies), voici un autre type de confrontation en tête de la Transat Jacques Vabre, Koch l’architecte contre Koch le marin! C’est un peu une course contre nature que mène en effet Antoine Koch à bord de FOR THE PLANET, en compagnie de Sam Goodchild. Revenu magistralement en troisième position, le voilier tenant du titre lutte contre des voiliers dernière génération, au premier rang desquels, deux designs lancés cette année… sous sa signature (associé au cabinet Finot Conq). FOR PEOPLE, à ses camarades d’écurie Thomas Ruyant - Morgan Lagravière et son sister-ship Paprec Arkea (Richomme - Eliès) sont en effet le fruit de son travail d’architecte naval, des foilers ultra-performants qu’il s’acharne depuis plusieurs jours, avec  toute son énergie et son talent de marin, à mettre en échec. Et avec un certain bonheur puisqu’une petite rotation du vent hier après midi a en effet permis au groupe de chasse qu’il emmène de faire l’économie d’un empannage et d’un bord non rapprochant, pour gagner de précieux miles et coller avantage aux leaders. Plus que jamais, le scenario d’un atterrissage groupé semble se dessiner, et FOR THE PLANET, alléché par les souvenirs de son arrivée triomphale il y a deux ans du côté du diamant, désormais pointé à  77 milles de la tête de course, et à 900 milles de l’arrivée, se sent avec chaque mille, pousser des ailes.


Interview croisé de deux marins invités surprises de la transat!


Un bateau taillé pour l’alizé :

Sam Goodchild

"On a des conditions avec peu de mer, et c’est bien pour notre bateau."

Antoine Koch

« Ce bateau a gagné les deux dernières transats en se montrant fort dans l’alizé, quand celui-ci était puissant et sur mer plate. Ce sont les conditions du bateau. En revanche, on sent aussi que sur mer formée, la bascule se fait vite vers des performances moindres. Je suis heureux de voir les bateaux que j’ai dessinés devant. On aurait aimé que Macif soit là. On sait aussi que Charal est handicapé. J’ai hâte de connaitre les impressions de Toto et Momo."


Une arrivée très serrée

S G : "On essaie de partir devant pour être peinard à l’arrivée, mais avec la densité des bateaux autour d nous et Teamwork au nord, ce sera serré à l’arrivée."

A K : "Cette année, il faut aussi composer avec de nombreux nouveaux bateaux, les deux qui sont en tête, FOR PEOPLE et Paprec Arkea, mais aussi Charal, Initiatives Coeur et V and B, qui ont des carènes qui passent mieux dans la mer au portant. Selon les angles de vent qu’on aura, il faut envisager des arrivées très serrées. Hier après midi, le vent que notre petit groupe avait, a pris plus de gauche que prévu, et cela nous permet de combler une bonne partie de notre retard sur la tête. Il pourrait y avoir au Sud 5 bateaux plus resserrés que prévu. Et il y a toujours l’incertitude Teamwork.net, dont on ne sait comment il va redescendre de son perchoir. Il devrait être très proche de nous en Martinique."


Pression?

S G : "Dans les alizés, entre les grains, les bascules, il faut pouvoir jouer. On a eu une bascule hier qui peut nous rapprocher des leaders. On n’est pas à l’abri de soucis techniques non plus. Entre grains et bascules, oui il y aura de la tactique."

A K : "Le rythme de course est intense mais nous ne nous mettons pas la pression. On fait avancer le bateau comme on sait le faire, on essaie de prendre les choses dans le bon sens. Nos adversaires sont proches, mais ne sont pas à vue non plus, donc pas de pression difficile à vivre. C’est juste stimulant pour pousser le bateau tout le temps."


Vie Ă  bord :

S G : "Il y a un peu de stress, à vouloir bien faire. On cherche les bons réglages avec Antoine; On optimise la stratégie, sans prendre trop de risques. La fatigue est là. On arrive à se  reposer la nuit surtout. On commence à avoir un peu mal partout. Le bateau est physique."

A K : "L’allure n’est pas confortable. Les coups de frein sont répétitifs et brutaux, et le bruit est insupportable. La fatigue commence à se faire sentir. On a de plus en plus de mal à se réveiller. L’avantage du double est qu’à défaut de vraiment dormir, on peut s’allonger.

La dernière nuit risque d’être intense et sans sommeil. On traverse quelques bancs de sargasses, mais qui ne s’accrochent pas dans les appendices. On surveille."


Histoires de barre…

S G : "Barrer est impossible sur ce bateau."

A K : "On a beaucoup joué avec le pilote, mais on ne barre pas. On ne met pas la tête dehors sur ce bateau! »

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🇬🇧 Koch versus Koch

After Sam (Goodchild) versus Sam (Davies), here's another type of confrontation in the lead of the Transat Jacques Vabre: Koch the architect versus Koch the sailor! It's a bit of a race against nature for Antoine Koch aboard FOR THE PLANET, in the company of Sam Goodchild. Back in third place, the defending champion is up against the latest generation of foilers, including two designs launched this year... under his signature (in association with Finot Conq). FOR PEOPLE, his stable-mates Thomas Ruyant - Morgan Lagravière and his sister-ship Paprec Arkea (Richomme - Eliès) are the result of his work as a naval architect, ultra-high-performance foilers that he now attempts, with all his energy and talent as a sailor, to defeat. And with a certain amount of success, since a slight shift in the wind yesterday afternoon enabled the chasing group he's leading to save on a gybe and a non-approaching tack, gaining precious miles and sticking closer to the leaders. More than ever, the scenario of a tight finish seems to be shaping up.
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Interview with two sailors, surprise guests of the transatlantic race!
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A boat built for trade winds - Antoine Koch

"This boat has won the last two transatlantic races by showing herself to be strong in the trade winds, when the latter were powerful and on flat seas. These are the boat's conditions. On the other hand, we also feel that in heavy seas, the tipping point quickly shifts to lesser performances. I'm happy to see the boats I designed up front. We'd have liked Macif to be there. We also know that Charal is handicapped. I can't wait to hear Toto and Momo's impressions."

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A very tight finish - Sam Goodchild :

"We're trying to get out in front so we'll be safe at the finish, but with the density of boats around us and Teamwork to the north, it's going to be a tight finish.This year, we also have to deal with a number of new boats, including the two leading boats, FOR PEOPLE and Paprec Arkea, as well as Charal, Initiatives Coeur and V and B, whose hulls are better suited for downwind sailing. Depending on the wind angles we're going to have, we're looking at some very tight finishes. Yesterday afternoon, the wind that our little group had, shifted further to the left than expected, allowing us to make up a good part of our deficit on the leaders. There could be 5 boats further south than expected. And there's always the uncertainty of Teamwork.net, which we don't know how it's going to come down from its perch. He should be very close to us in Martinique."

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Pressure?

SG : "In the trade winds, between squalls and shifts, you have to be able to play. We had a shift yesterday that could bring us closer to the leaders. We're not immune to technical problems either. Between squalls and shifts, yes, there will be tactics."

AK : "The pace of the race is intense, but we're not putting any pressure on ourselves. We're pushing the boat forward as we know how, trying to take things in the right direction. Our rivals are close, but they're not in sight either, so there's no pressure to deal with. It's just stimulating to push the boat all the time."

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Life on board:

SG: "There's a bit of stress, wanting to do well. We're looking for the right settings with Antoine; we're optimizing the strategy, without taking too many risks. We're tired. We're managing to get some rest, especially at night. We're starting to feel a bit sore all over. The boat is very physical."

AK: "The pace isn't comfortable. Braking is repetitive and brutal, and the noise is unbearable. We're getting tired. It's getting harder and harder to wake up. The advantage of the double is that, if you can't really sleep, you can lie down. The last night is likely to be intense and sleepless. We cross a few shoals of sargassum, but they don't cling to our appendages. We keep an eye on them."
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