COMMUNIQUÉS DE PRESSE

🇫🇷 Les hommes de bronze

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Pour sa première saison à bord de l’IMOCA FOR THE PLANET, Sam Goodchild, associé au navigateur-architecte Antoine Koch, passe avec brio l’examen d’entrée dans le club très fermé des performers de la Classe. 4 courses, et 4 troisième places. Tel est le bilan de ce binôme singulier, complémentaire en diable, qui est venu perturber avec bonheur la montée en puissance de nombre de voiliers dernier cri, plus récents et avant-gardistes que leur plan Verdier lancé en 2019 par Thomas Ruyant. 3ème ce matin de la Transat Jacques Vabre 16ème du nom, au terme d'une trépidante empoignade avec Paprec Arkea (Richomme - Eliès), FOR THE PLANET complète le triomphe d’un nouveau modèle de la course au large, celui de l’écurie TR Racing, équipe sportive à deux bateaux, FOR PEOPLE, vainqueur de l’épreuve et FOR THE PLANET, engagés en soutien de causes sociétales et environnementales. La synergie entre deux Teams, deux binômes de skippers a permis de hausser très rapidement le niveau de jeu des deux bateaux, performants dans toutes les situations météos rencontrées durant cette longue transat depuis le Havre. Sam Goodchild, qui voici un an abandonnait la Route du Rhum sur blessure à bord de son Ocean Fifty Leyton, rebondit de spectaculaire manière avec cette accumulation de performances de très haut niveau tout au long de la saison et lors de cette Transat en apnée depuis Le Havre. Véritable stakhanoviste de l’IMOCA, Le Britannique, qui fête aujourd'hui ses 34 ans,  aura passé le plus clair de son année sur l’eau, lors de The Ocean race en début d’année à bord de 11th hour, puis lors de son investissement sans compter pour apprivoiser FOR THE PLANET. Sam et Antoine auront animer de belle manière l’avant-garde de la flotte, toujours dans les bons coups, rapides et inspirés dans l’alizé. Leur mano a mano en fin de course avec le sister ship de FOR PEOPLE, Paprec Arkea, né lui aussi du crayon d’Antoine, restera un des temps fort de la course.

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Sam Goodchild :

« On n'est pas du tout déçu de ce final. On a tout tenté ce matin pour essayer de prendre cette deuxième place. Mais ce podium nous ravi. On aurait signé tout de suite au départ du Havre face à une telle concurrence. On a été à la bagarre toute la course avec les bateaux récents. On a fait avec Antoine ce que nous avions prévu, c'est à dire naviguer très proprement, sans faire de bêtise. On a dû s'arrêter dès le départ devant Cherbourg pour intervenir sur notre chute de GV. Mais ce résultat, pour nous, pour toute l'équipe est absolument génial. Antoine et moi signons une troisième place sur chacune des 4 courses disputées. C'est mieux qu'espéré. Le bateau est violent. On a un peu mal partout. Il va me falloir récupérer avant de repartir, en solo cette fois, dès la fin novembre pour le "Retour à la base."

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Antoine Koch :

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"Ce résultat est dans l'ordre des choses, si l'on fait le compte des bateaux neufs, de ceux qui ont eu des soucis tech niques. On est très heureux de cette troisième place. On a mis la pression jusqu'au bout à Paprec Arkéa et ses spécialistes de la Solitaire, Richomme - Eliès. On a beaucoup appris du bateau, et agrandi nos plages de réglages dans toutes sortes de conditions. Ces bateaux sont vraiment exigeants. On est toujours sur les portières, et on navigue de façon engagée. FOR PEOPLE a été impressionnant. On a été deux jours à la bagarre, à vue sur l'AIS, avec Initiatives Coeur et Malizia. On les a décramponnés hectomètre par hectomètre et on a pu se mêler à la bagarre pour les accessits. Il y a eu beaucoup de mental dans cette forme d'engagement. Au final, et au bilan de l'année, avec nos 4 places de troisième, on est à notre place..."

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Le bronze pour FOR THE PLANET!

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L’IMOCA FOR THE PLANET de Sam Goodchild et Antoine Koch s’adjuge ce matin la 3ème place de la Transat Jacques Vabre 2023. Il a franchi la ligne d’arrivée à Fort de France aujourd’hui à 11 heures et 20 minutes heures française. Il termine en 12 jours, 01 heures, 50 minutes et 31 secondes. Il a effectué les 3750 milles du parcours entre Le Havre et Fort-de-France à la vitesse de 12,97 noeuds sur l’orthodromie (route directe).

Il a en réalité parcouru 5333,58 milles à la vitesse moyenne de 18,40 noeuds (sur l’eau).

Son écart au vainqueur est de 4 h 18 mn 1sec et au deuxième 9 mn 16 sec.

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Sam Goodchild, l’OVNI venu d’ailleurs….

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Sa simplicité est désarmante, autant que sa "straightforwardness", son caractère "droit au but" bien Britannique. Sam Goodchild est un enfant de la balle vélique venu d’un ailleurs dont on ne sait s’il est vraiment de notre galaxie. Son cheminement hors norme des Antilles aux bancs scolaires de la vieille Angleterre ont façonné un profil de marin assez unique, dont l'un des traits le plus saisissant est sans conteste son incroyable capacité d'adaptation, d'assimilation et d'intégration.

Tout dans la vie de Sam Goodchild semble défiler en « fast-forward » ! Et en décalé ! D’une enfance insouciante à La Grenade, aux brumes d’un lycée anglais, Sam Goodchild a brûlé les étapes, vivant à 100 à l’heure, l’instant, les péripéties d’une existence irrésistiblement attirée par la mer. Né à Bristol voici 34 années, ce véritable enfant de la balle cultive les contrastes et les incongruités. Blancs parmi les Antillais, insulaire exotique parmi les petits Britanniques, sujet de Sa Majesté établi chez les « froggies », l’homme de mer, sportif de haut niveau passablement mâtiné d’aventurier, pratique décidément l’art des paradoxes, jamais là où on l’attend, mais efficace et pressé en diable. L’homme déborde d’énergie, mais c’est à la mer, aux vagues, au vent qu’il dédie son temps et sa passion. Il est âgé de quelques mois seulement quand ses parents quittent Bristol pour vivre sur un bateau aux Antilles, à la Grenade précisément. Un esquif de 35 pieds lui servira de home pendant ses sept premières années. Le petit Sam s’épanouit dans un environnement de rêve, en prise directe avec la nature. Sur fond d’azur et de mer, il apprend à vivre simplement des choses qui l’entourent.  Il nage, il plonge, il pêche… et découvre la navigation sous le regard directif de son père. Avec l’adolescence vient aussi le temps du retour en Angleterre, pour étudier et muscler son instruction. Mais l’appel de la mer et des bateaux supplante vite l’intérêt pour les livres. Il a 16 ans quand il croise un certain Alex Thomson qui prépare son Vendée Globe. Le "Vendée", un mot qui depuis sa plus tendre enfance et les lectures de son père résonne avec insistance dans son esprit aventureux. Alex et son académie vont le mettre sur la voie de son rêve. Il enchaine une transat et une transpacific, avec l’organisation de Thomson qui veut aider les jeunes marins à accomplir leurs vocations. Chose faite en ce qui concerne Sam désormais persuadé de sa destinée. Il sera marin! Mieux, coureur au large. Il tournoie comme un requin affamé autour des Sables d'Olonne, offre son temps, ses bras, son esprit en mal d'apprendre aux teams, trouve des embarquements et se montre très vite indispensable. Class40, Ocean Fifties, Ultime, Imoca... tous les supports l'attirent, le passionnent. Et il s'y montre redoutable, compétiteur né. Une fulgurance ! Son secret ? L'humilité, la sagesse d'aborder tout nouveau défi avec la sincère certitude de ne rien savoir, de devoir tout réapprendre en permanence, convaincu que donner le meilleur de lui-même ne suffira pas, et que le dépassement de soi est la seule issue, quelle que soit la course, quel que soit le support.

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Antoine Koch, l’intelligence appliquée

3ème de cette Transat Jacques Vabre, Antoine Koch a aussi la satisfaction de se voir devancé sur la ligne d'arrivée de fort de France par deux voiliers dessinés par ses soins, associé au cabinet Finlot-Conq.

Marin architecte, navigateur designer ? Antoine Koch entretient avec une touche d'espièglerie le savant désordre de ses priorités professionnelles. Les observateurs de la course océanique le reconnaissent pourtant depuis plus de 25 ans comme un marin talentueux de course au large, Figariste émérite, adepte du multicoque et redoutable performer en Imoca. Ce Docteur Jeckyll and Mister Hyde du bateau à voiles se meut pourtant entre deux défis océaniques en créateur inspiré de voiliers à une ou plusieurs coques, expert dans l’art de dessiner voiles et appendices en capacité de tirer le meilleur parti de tous les types de vent ou de mer. Antoine « Koch » ainsi avec aisance et application toutes les cases de la performance, derrière une table à carte ou à la barre d’un bateau. L’homme est réfléchi, mesuré, cartésien en diable, loin des archétypes du marin bougon « en dockside surchauffé ». Il touche à cet improbable juste milieu entre l’analytique et le pragmatique, l’intuitif et le rationnel. Il est la glace en adéquation avec le feu d’un Thomas Ruyant ou d’un Sam Goodchild, ces skippers qu’il complète et rassure par sa vision juste et mesurée de la performance. 

Antoine Koch a signé une 9ème place en Imoca lors de l’édition 2003 de la Transat Jacques Vabre. Il terminait 5ème en 2007 à la barre d’un trimaran de la classe Orma, avant de signer une deuxième place en 2011 à bord cette fois d’un trimaran de la la classe Multi50. 5ème en 2019 à bord de LinkedOut, ex FOR THE PLANET, en compagnie de … Thomas Ruyant.

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Alexandre Fayeulle, Pdg d'Advens, co-fondateur de TR Racing, armateur de FOR PEOPLE et FOR THE PLANET

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« Mon sentiment à chaud est qu’au-delà du résultat, je me réjouis que la démonstration du talent de Thomas ait été faite de si spectaculaire manière.  Il signe une troisième victoire consécutive dans une grand classique océanique ! Il est le petit prince de l’alizé ! Je suis heureux du bon fonctionnement de notre écurie à deux bateaux, un modèle qui a parfaitement fonctionné dans sa quête de synergies sportives, techniques et humaine.  C’est une démarche audacieuse, et le résultat est exceptionnel. Je salue la vision sportive de Thomas, ses choix humains et techniques pertinents. Il a su réunir les meilleurs autour de son projet. Il y a là une forme de consécration, pour lui et pour toute l’équipe réunie autour de Thomas Gavériaux. Sur l’eau, avec l’aide du très précieux et très unique Morgan Lagravière, il a affiché une belle maitrise. J’ai aussi une énorme pensée admirative pour Sam Goodchild et Antoine Koch, qui devraient demain signer un quatrième podium pour autant de course disputées cette année. Là aussi, on évolue dans l’exceptionnel! »

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François Gouilliard, CEO fondateur de Leyton 

« Voir Sam sur le podium de la Transat Jacques Vabre après le choc de la Route du Rhum, quelle émotion pour nous ! Encore une belle démonstration de résilience, et surtout de sa haute technicité de marin, à l’aise sur tous les supports. Et bravo à Antoine pour sa triple victoire, en tant que co-skipper du For The Planet, et architecte des deux autres bateaux sur le podium !

‍Partout dans le monde nos collaborateurs ont suivi avec passion, aux côtés des partenaires de notre collectif We Sail For People and Planet, leurs 4 skippers marquer l’histoire sportive avec 2 bateaux portant les mêmes couleurs, celle d’une société solidaire et responsable. »

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🇬🇧 Men of Bronze!

For his first season aboard the IMOCA FOR THE PLANET, Sam Goodchild, in partnership with navigator-architect Antoine Koch, passed with flying colors the entrance exam to the very exclusive club of IMOCA Class performers. 4 races and 4 third places. Such is the record of this singular, complementary duo, who have happily disrupted the ambitions of many of the latest yachts, newer  than their Verdier design launched in 2019 by Thomas Ruyant. 3rd this morning in the 16th Transat Jacques Vabre, after a thrilling battle with Paprec Arkea (Richomme - Eliès), FOR THE PLANET completes the triumph of a new model in ocean racing, that of the TR Racing Team, a Two boats sailing team,  FOR PEOPLE, winner of the event, and FOR THE PLANET, both committed to supporting societal and environmental causes. The synergy between the two teams and the two pairs of skippers enabled the two boats to quickly improve, performing well in all the weather conditions encountered during this long transatlantic race from Le Havre. Sam Goodchild, who a year ago retired from the Route du Rhum with an injury aboard his Ocean Fifty Leyton, has bounced back in spectacular fashion with an accumulation of top-level performances throughout the season and during this Transat from Le Havre. A true IMOCA Stakhanovist, the Briton, who turned 34 today, spent most of his year on the water, first during The Ocean race at the start of the year aboard 11th hour, then during his unstinting investment in taming FOR THE PLANET. Sam and Antoine have been in the vanguard of the fleet, always in the right moves, fast and inspired in the trade winds. Their mano a mano at the end of the race with FOR PEOPLE's sister ship, Paprec Arkea, also the brainchild of Antoine, was one of the highlights of the race.

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