COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Sam Goodchild sans complexe ni états d’âme

C’est en vieux routinier de la classe et de la régate au contact que Sam Goodchild, pour sa première expérience seul à bord d’un Imoca, à su négocier les stressantes et intimidantes premières heures de sa toute première course en solitaire.

Téméraire sur la ligne qu’il franchissait en premier rideau hier après midi (17 heures Françaises), inspiré dans ses choix de route pour contourner le Sud de  la Martinique, il glisse depuis avec aisance au vent de la Guadaloupe, sur cette route plein Nord, travers à l’alizé que suivaient les galions d’autrefois pour rallier la vieille Europe. FOR THE PLANET, plan Verdier de 2019 rivalise de nouveau, après sa superbe troisième place le mois dernier dans la Transat Jacques Vabre, avec les tout nouveaux foilers. Une comparaison que Sam accepte désormais sans le moindre complexe, tout à son bonheur de vivre intensément le rêve de toute une carrière, jouer les premiers rôles en solitaire et en Classe Imoca.

Il va ces prochain jours tester son savoir faire et son expérience au feu d’un si particulier exercice, celui d’une transat d’Ouest en Est. 3 500 milles pour faire le point avec lui même, et confronter le binôme qu’il constitue avec son voilier en vue de son ultime challenge, le Vendée Globe 2024. Place ces prochaines heures au contournement par le Nord d’un vaste anticyclone. Un exercice de vitesse pure propice pour appliquer les mille et uns réglages expérimentés cette année sous la houlette avisée de son co skipper de la saison, le navigateur architecte Antoine Koch. L’heure de la tactique et de la stratégie s’avancera au large des côtes Américaines, quand les flux d’Ouest permettront d’orienter l’étrave vers l’Est.

Sam Goodchild :
« Je suis content de retrouver le bateau en solitaire. Je n‘ai pas eu de stress ni d’angoisse lors de la phase de départ. Je suis très vite entré dans ma bulle. Le début de course a été très actif et je me suis bien fait trempé en réglant mes voiles d’avant. Je vais découvrir la navigation de nuit, en solo. Je vais essayer de ne pas me « cramer » trop tôt, et trouver la bonne routine, trouver la bonne vitesse sans me fatiguer trop vite. Je suis dans le paquet de tête et c’est rassurant. Je suis avec les meilleurs, les favoris. Je suis en bonne compagnie des bateaux neufs. Très satisfait de mon départ. Ce sera intéressant devoir comment chacun navigue en solo, où seront poussés les curseurs de chacun. »

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