COMMUNIQUÉS DE PRESSE

A l’instar des postulants au prochain Vendée Globe, ce sont bien deux courses transatlantiques qui attendent Sam Goodchild en cette fin d’année. Il entamera dès demain mardi, 9 heures 30, le premier de ses travaux d’Hercule, préfiguré par le départ de la 16ème Transat Jacques Vabre. Quelques jours après son arrivée en Martinique en compagnie de son co-skipper sur FOR THE PLANET Antoine Koch, le Britannique s’attaquera à une transat retour, en solitaire cette fois, vers Lorient, pour valider sa participation au tour du monde en solitaire fin 2024. Un épisode important auquel Sam se refuse pour l’heure de prêter attention, tout à sa concentration du départ du Havre. Cette phase initiale de la course, dans un contexte concurrentiel particulièrement relevé, ne souffrira d’aucune approximation, et les deux marins comptent d’emblée s’atteler aux premières places. Sortie de Manche dynamique, suivie d’un tonique passage de front, et dès les premières 36 heures, les premiers choix stratégiques qui conditionneront l’issue d’une Transat annoncée expresse, 10 jours au plus, haletante et incertaine à souhait.

Sam Goodchild et Antoine Koch ont donc rejoint hier le bassin Paul Vatine au Havre, et leur plan Verdier de 2019 FOR THE PLANET. Les équipes techniques ont veillé au grain, le bateau est plus prêt que jamais, et les deux skippers reprennent leur routine de veille de départ. « Un peu plus impatient encore » souligne Sam. « Depuis 8 jours, on a tous tourné en rond comme des lions en cage et ce départ sera une vraie libération ». Calme olympien chez Antoine Koch, confiant en son partenaire de jeux, et en cette machine avec laquelle ils ont cette année, et à trois reprises, signé des podiums. « Notre binôme fonctionne bien » précise-t’il. « On va continuer sur la belle dynamique de la saison. Notre bateau est très polyvalent et cette transat promet d’offrir toutes les configurations de navigation. »

Nouveau parcours, avec un passage obligé au sud de l’île de Santa Maria, la plus méridionale de l’archipel des Açores, et une distance totale ramenée à 3 750 milles. « Une sorte de Route du Rhum » s’amuse Antoine. « Avec des scénarii classiques en cette saison. Les nombreux passages de front des derniers jours auront certainement levé de la mer. Ce sera un facteur limitant à prendre en ligne de compte, pour l’inconfort et la vitesse. » Le jeu s’ouvrira pourtant en approche des îles, avec des choix de route encore à déterminer. « La phase de départ en Manche semble claire » explique Sam. « On se laisse encore du temps pour décider de notre route après le passage du premier front mercredi soir.  On a différents schémas en tête, que l’on activera au bon moment, en pleine concertation avec Antoine. Je continue mon apprentissage en m’appuyant sur son immense connaissance du bateau. Un de mes objectifs est d’arriver en Martinique avec une belle compréhension du voilier en vue de la Transat retour. A part cela, on a juste envie de se faire plaisir, de profiter de ce beau bateau, de cette flotte unique au monde, et de ce beau parcours. On sait que nos nombreux supporters We Sail for People and Planet et soutiens nous observent, et c’est une force ! »

Fermer