COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Un Nordiste adepte du Sud

10ème jour de course, FOR PEOPLE en tête depuis mercredi soir.

3 758 milles parcourus sur le fond  à 17,8 noeuds de moyenne - 2 459 nm sur l’ortho.
1 301 milles de l’arrivée.


Thomas Ruyant, vainqueur de l’édition 2021 de la Transat Jacques Vabre, (déjà avec l’ami et performer Morgan Lagravière), vainqueur de la Route du Rhum 2022, est en tête de la 16ème édition de cette même Jacques Vabre, 16ème du nom. A 1 300 milles de l’arrivée, il entre dans une phase encore plus stratégique de sa course, celle du contrôle de la meute de foilers lancée à ses trousses. L’option Nord que tant d’observateurs voient gagnante, joué avec un bel engagement par Teamwork et son duo mixte Justine Mettraux - Julien Villion, entre dans son heure de vérité, avec un virement de bord en bordure Sud Est de la dépression qui doit le propulser vers l’arc Antillais. Toto et Momo ont depuis plusieurs jours cessé de regarder vers le Nord, pour ne plus se concentrer que sur leur trajectoire propre, fignolant avec encore plus de précision leurs trajectoires, leur glisse, leur vol vers l’arrivée qu’ils envisagent dans la nuit de samedi à dimanche. D’ici là, et alors que Teamwork glissera sur un seul bord vers la marque, FOR PEOPLE va poursuivre avec encore plus d’acuité ses enchainements d’empannages.  Les deux marins du collectif We Sail for People and Planet prennent aussi le temps de louer l’extraordinaire performance de leurs camarades d’écurie Sam Goodchild et Antoine Koch, plus que jamais candidats sérieux au podium à bord de leur plan verdier de 2019, tenant du titre, et qui décidément aime particulièrement ces rushes débridés dans l’alizé.

Thomas Ruyant :

Premier!

« La ligne d’arrivée est encore loin, donc il faut rester concentré. On est devant! On va devoir faire des ajustements dans la façon dont on navigue, avec un peu plus de marquage, ne pas partir seul dans notre côté. Bien observer nos adversaires. On ne va pas lâcher cette place facilement."


L’option Nord

« J’ai arrêté de router Teamwork depuis quelques jours déjà. Tout est encore possible. On se concentre sur notre route. Plus on avance, plus on progresse dans un alizé qui tient. On est en avance sur nos prévisions. Teamwork est sur une trajectoire difficile et je ne sais pas dans quel état il est. Suspense jusqu’au bout."


Barrer est la clé!

« Morgan passe beaucoup de temps à la barre, 6 heures par jour, un peu plus que moi. On ne barre pas tous les jours. On a repris le manche aux Canaries, car c’était sympa et il y avait de l’air. Cela nous a permis de revenir sur Paprec Arkea. On essaie de leur faire mal. Ca passe par la barre et permet de gagner des degrés en cap! Et de voler plus longtemps aussi. On ne barre pas de nuit, car on ne voit pas les vagues ni l’étrave du bateau. On a donc moins de repères pour guider le bateau. On a aussi besoin de récupérer."


Garder la pression

« On empanne en fonction de la pression et de la direction du vent. Le vent moyen évolue avec notre progression. Il faut se trouver du bon côté des bascules et les prendre dans le bon sens. Les fichiers ne sont pas toujours fiables. On est rivé sur la direction du vent, sur les zones de pression."


Un sprint haletant

"Il y a beaucoup d’intensité dans cette course. En double, c’est un sprint non stop. On est très proche de nos adversaires. Sur un Vendée, ce sera différent en  terme d’intensité. On donne beaucoup. On a un peu mal partout."


FOR THE PLANET

"Antoine et Sam font une super remontée. Je sais que le bateau peut aller très vite sur ce genre de mer, plus plate. Il est magique dans ces conditions! Il est rapide dans nos conditions actuelles. C’est génial de les voir si bien placés. »


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